La rencontre à Rome des évêques de l’Eglise Catholique Romaine se termine.
Depuis quelques années déjà, le scandale des prêtres pédophiles nous perturbe et le cri des victimes nous atteint…enfin!
Nous avons tous lu ou écouté sur ce sujet: la lenteur de la hiérarchie à prendre en compte ce problème, sa surdité aux témoignages qui étaient portés, sa position pas du tout claire par rapport à la justice civile, etc. Nous savons aussi ce qui a commencé à bouger. Nous savons ce qui a été compris: que le pardon n’est pas une couche de peinture sur une tache, qu’il doit s’accompagner de la justice.
Mais il faudra encore du temps pour que les esprits changent, pour que le système ose se remettre en cause et ose évoluer, etc.

Un livre-enquête  »Sodoma » ; un article de La Croix sur les religieuses exploitées, abusées ou violées, en Afrique ou ailleurs, viennent attirer notre attention sur le fait que la crise n’est pas finie, loin de là.
Catholiques de base, comme on dit, nous allons en entendre encore des critiques…
Cette Eglise qui se disait  »experte en humanité »,  qui au nom d’une anthropologie légitime imposait ou voulait encore imposer une belle morale, voilà qu’elle est renvoyée à ses propres zones d’ombre.
Oui l’homme vient de la terre come nous le disait ce matin St Paul, et la question est posée à chacune et chacun:  quelle est la part en moi de mauvaise terre qui donne des mauvais fruits?
le temps du Carême qui arrive pourra être, une fois de plus, un temps pour amender cette terre de notre cœur.
Le travail n’est jamais fini, mais restons en tenue de travail.
C’est la prière que nous pouvons dire les uns pour les autres.